Le décor de la salle de bal
La peinture du plafond, contemporaine de la salle de bal, aurait été exécutée par Florence, artiste de Menton, sur lequel nous avons peu de renseignements.
Château de l’Ermitage. Le plafond peint de la salle de bal.
Château de l’Ermitage. Cape en relief sur le plafond de la salle de bal.

Le panneau central est inspiré du plafond de la salle des Empereurs de la résidence de Würzburg, œuvre de Tiepolo, pour le contour chantourné du cadre, la composition par groupes de personnages et le relief du drapé.

L’iconographie du compartiment central, en relation avec la fonction festive du lieu, a pour thème les heures de la nuit chassant celles du jour. Au cœur de la composition, dans un halo de lumière, est représenté le char de Phoebus accompagné des douze heures du jour. Il est précédé par l’Aurore qui répand des fleurs dans les brumes roses du matin et suivi par le Crépuscule, vêtu d’un drapé pourpre. Plus bas, dans la pénombre, apparaît Diane suivie des douze heures de la nuit. Pour renforcer l’illusion, le drapé de l’allégorie du Crépuscule déborde du cadre et se poursuit en haut relief à l’extérieur de la composition. Tout autour, entre les lunettes, sont figurés les douze signes du zodiaque présentés par des putti.

Du côté ouest, en pendant de la tribune pour musiciens, subsiste l’escalier monumental qui donnait jadis accès aux appartements aménagés dans la partie sud du corps central, par l’intermédiaire d’une galerie ouverte, bordée d’un remarquable garde-corps en fer forgé, composé de motifs classiques déjà influencés par l’Art Nouveau.