Le jardin
Le jardin, dont le nom du créateur n’est pas connu, comprend au nord-ouest, une partie en terrasse destinée aux cultures, au sud-est, un parc paysager planté d’essences locales et exotiques et un jardin d’agrément autour de la villa, avec, du côté ouest, une cascade artificielle constituée de vrais et faux rochers, se déversant dans un bassin.
Château de l’Ermitage. Le jardin agrémenté d’une cascade surplombant la piscine.
En partie basse de la propriété, tout près du mur de clôture, est construit un belvédère en forme de pavillon avec deux colonnes torses en terre cuite. L’entrée, au sud, est soulignée par un portail monumental en demi-lune, encadré par deux conciergeries, axé sur un escalier symétrique. De là, s’étend une avenue sinueuse jusqu’aux limites nord de la propriété, en desservant au passage la villa puis, un peu plus haut, une remise avec pigeonnier, en retrait du côté est.

L’intervention de Russel Page, en 1961, porte essentiellement sur le réaménagement du jardin d’agrément. Une pelouse, ponctuée de gros massifs de cycas soulignés de parterres de pélargoniums roses, est créée dans le prolongement de la nouvelle villa. Pour cette composition, Page dit s’être inspiré des jardins japonais. Une piscine en forme de haricot, alimentée à partir de l’ancien bassin au moyen d’un pas, est construite à l’ouest, en contrebas de la cascade. La composition est enrichie par une sculpture en bronze, représentant une jeune fille en train de se mirer dans l’eau, assise délicatement sur la margelle.

Tout près, Page construit un bassin en rocaille orné de nénuphars et, dans la partie sud, un petit étang avec une île artificielle accessible par un pont japonais. Le jardin d’agrément est prolongé à l’ouest par une terrasse-promenade bordée d’un mur ajouré, en éléments de terre cuite, surmonté des statues qui couronnaient jadis l’ancienne villa.
Château de l’Ermitage. Mare située dans le parc, au nord de la villa.

Dans la partie nord, ouest et sud du parc paysager, sont créées plusieurs mares artificielles.