La villa Perle Blanche
La villa Perle Blanche est construite en 1902, dans le lotissement Mala, pour l’industriel Claude-Antoine Lumière, par un architecte inconnu.

Villa Perle Blanche.
Façades ouest et sud.

Après la Seconde Guerre mondiale, elle est transformée en maison de vacances et rehaussée d’un étage qui rompt l’harmonie des façades. Depuis 1975, l’édifice appartient au ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire.

Cette villa est l’une des rares à être exposée en direction non pas de la mer mais de l’hôtel Eden qui constitue alors l’attraction majeure de la station. Elle possédait à l’origine deux entrées, l’une, au sud, précédée d’un perron et l’autre, au nord, soulignée par un porche à colonnade, d’inspiration baroque. La façade antérieure, visible depuis la route, présente un caractère ostentatoire dû à son escalier monumental en fer à cheval bordé d’une balustrade, à ses tours carrées aux angles adoucis, traitées à la façon de bow-windows et portées par d’imposants culs-de-lampe ornés de godrons, et à son décor classique avec ordres superposés.

Villa Perle Blanche.
Le perron sur la façade sud.

L’étage de soubassement, en partie dissimulé derrière le perron, abritait six chambres de domestiques et une chaufferie. Le rez-de-chaussée, organisé autour d’un vestibule central traversant, distribuait de part et d’autre un salon, un fumoir, une salle de billard, une salle à manger, la cuisine et son office, un ascenseur et l’escalier principal aménagé dans une tour circulaire hors œuvre, couverte par une coupole en métal.

Villa Perle Blanche.
Le vestibule traversant.

L’étage abritait huit chambres avec salles de bains privatives et un atelier de peinture aménagé dans l’une des tours.

Le jardin, à l’est de la villa, était agrémenté d’une terrasse protégée par une pergola ainsi que d’une grotte en faux rochers, aujourd’hui disparues, et de nombreux éléments en rocaille.