Courée des Oursins

Courée Castejon

Courée Mouraille

Courée Arnaud

Courée Sacomanne

Courée Fenouil-Puget

Courée de la Redonne

 

La courée Fenouil-Puget

                 En 1819, à l’emplacement actuel de la courée Fenouil-Puget s’étendent des parcelles de vignes, appartenant aux terres de la ferme Joseph Bronde, qui occupent tout l’espace compris entre le chemin de la Nerthe et la mer.
A partir de 1860 environ, les terres sont démembrées par le percement du boulevard "des Brondes" (actuellement Fenouil).
Ce phénomène est à mettre en relation avec la construction de la gare, au nord du chemin de la Nerthe, en 1851.
      Les lotissements s’effectuent du nord au sud, de 1861 à 1883, simultanément côtés est et ouest. La courée, construite en de 1873 à1883 pour André Sens s’aligne sur le bâti préexistant et sa limite sud fixe une partie du tracé de la traverse Puget. Les immeubles à logements donnant sur le boulevard Fenouil sont construits en 1873, les logements en fond de cour, dits cabanons dans les matrices cadastrales, sont construits de 1881 à 1883.

La composition d’ensemble de la courée de Fenouil est similaire à celle des courées de la Redonne et des Oursins : plan masse rectangulaire allongé, bâtiments sur les limites.

Logis bas en fond de cour avec leur terrasses privatives.

 

Vue générale de la cour, depuis l'entrée sur la traverse Puget.

Le plan-masse est régulier, rectangulaire, parallèle au boulevard Fenouil et perpendiculaire à la traverse Puget où se trouve l'entrée de la cour. Celle-ci n'est actuellement pas matérialisée par un portail, mais, de part et d'autre de l'entrée, par les murs pignons des logements. La courée comprend deux types de logements : trois immeubles à logements à un étage et élévations à trois travées en bordure du boulevard Fenouil et cinq logis individuels en rez-de-chaussée, accessibles uniquement par la cour. Dans la cour, chaque logis et chaque rez-de-chaussée d'immeuble est pourvu d'une petite courette individuelle, fermée par un mur-bahut. Les étages des immeubles possèdent des balcons côté cour. Chaque immeuble comprend deux logements. Leur entrée principale est située sur le boulevard, il s’agit là d’une exception typologique au principe de l’accès unique par la cour.

Plan masse de la courée

 

. Un couloir commun donne accès à la pièce de séjour. Celle-ci commande l'accès à la cuisine et à une petite pièce donnant sur la courette à l'arrière. L'escalier part directement du séjour. Des neuf courées recensées à l'Estaque elle est la seule à posséder une partie des logis regroupés dans des immeubles à logements à escaliers intérieurs individuels. L'étage est composé d’une grande chambre en façade et deux plus petites donnant sur la cour.

Immeuble à logements : élévation des façades sur le boulevard et sur cour et proposition de restitution.

 

  Dans la courée Fenouil-Puget, une partie des logis est regroupée dans trois immeubles à logements formant la partie orientale de l’ensemble, le long du boulevard Fenouil. Chaque immeuble abrite deux logements, juxtaposés, comprenant chacun un rez-de-chaussée et un étage, pour une surface habitable totale de 80 m2. Cette formule architecturale, exceptionnelle pour une courée, se rencontre dans d’autres immeubles, boulevard Chieusse, traverse Bovis, rue Druilhe.

Courée Fenouil-Puget, 1874.

 


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