Courée des Oursins

Courée Castejon

Courée Mouraille

Courée Arnaud

Courée Sacomanne

Courée Fenouil-Puget

Courée de la Redonne

 

La courée des oursins

                   La courée des Oursins constitue un des premiers ensembles bâtis qui, dans les années 1840, étendent l’emprise du hameau primitif de l’Estaque. Elle vient sur l’aire de la tuilerie Tamisier.. Son implantation se fait le long du débouché du sentier reliant la plage au chemin de la Nerthe, actuellement traverse Port-de-Bouc.
Sur le cadastre de 1819, ce sentier s’arrête à hauteur de l’actuelle traverse Roubaud.

Il est difficile de déterminer si la courée vient en 1843 s’adosser à la partie basse du sentier qui se serait prolongé après 1819, ou si c’est la construction de la courée qui a stabilisé le tracé de la voie.

 

"L’impasse des Oursins", exemple type de la cour-chemin

Sur la traverse Port-de-Bouc, la courée des Oursins présente les élévations postérieures des logis, très faiblement percées de fenestrons. L'entrée sur la rue Martial Reynaud est en principe fermée par un portail métallique, le plus souvent largement ouvert.

Vue d'ensemble prise depuis la rue Martial-Reynaud avec le pignon sud au premier plan

 

La courée est implantée à l'angle de la rue Martial-Reynaud, où se situe l'accès fermé par un portail métallique, et de la traverse Port-de-Bouc. L'ensemble forme un plan masse rectangulaire allongé et étroit autour de la cour commune. La cour, bien que strictement privative, a reçu une plaque de voirie au nom d'impasse des Oursins et porte sur le plan cadastral l'appellation de rue des Oursins.

Cinq logements mitoyens sont alignés le long de la traverse Port-de-Bouc. Le sixième logement occupe le fond de la cour, en retour d'équerre. En face des logements s'alignent les buanderies (anciens lavoirs et toilettes), certaines sont transformées en remises. Les logements sont couverts de tuiles creuses et comportent des génoises à deux rangs de tuiles. Les buanderies et remises sont construites en briques et couvertes de tuiles plates mécaniques. Les élévations des logements sont couvertes d'un enduit ciment à refends côté cour, elles étaient à l'origine à travées régulières. Les élévations sur la traverse Port-de-Bouc comportent de très rares et très étroites fenêtres à l'étage.

Plus ancienne courée de l'aire d'étude, la courée des Oursins a relativement bien conservé sa disposition d'origine et présente l'intérêt d'une persistance de l'usage fonctionnel des buanderies.

Plan et axonométrie côté cour

Courée construite en 1843 pour Jacques Tamisier, tuilier habitant le quartier voisin de Saint-Henri. La courée a été implantée sur l’aire de la tuilerie Tamisier. L'ensemble reste indivisé jusqu'en 1899, date du début d'un processus de partages successifs qui aboutit en 1945 au statut actuel de copropriété. En 1899, la courée comprend sept unités d'habitation. Les partages successifs ont entraîné des divisions et des remembrements et à l'heure actuelle, l'analyse architecturale ne repère plus que six logements. Probablement dans les années 1960, le mur-pignon du logement situé en bordure de la rue a été rhabillé d'un parement de moellons irréguliers et percé d'une porte d'accès direct et d'une grande fenêtre en rez-de-chaussée.

Carte chronologique, cCourée des Oursins, 1843

 


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