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Le fort de l'Estissac, construit entre 1634 et 1640, est tout à fait conforme aux dispositions générales des forts "de Richelieu" rencontrés à Porquerolles. 

Une enceinte ou fausse-braie, mi-tenaillée mi-bastionnée, dessinant, grosso modo, une étoile à cinq branches avec fossé général creusé dans le roc renfermait, à l'origine, au centre, une grosse tour à canon à deux niveaux voûtés en coupole, avec batterie à 4 canons au premier étage surmontée d'un parapet d'infanterie.

  
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En 1793, les Anglais font sauter la tour, dont la moitié est s'effondre. Après la reprise, on déblaie et on réarme l'ouvrage dans des conditions précaires. Un peu plus tard, plus à loisir, entre 1810 et 1815, on reconstruit la partie manquante de la tour, mais sur un plan carré. Le parapet de la courtine est de l'enceinte est abaissé et épaissi pour constituer une batterie tirant sur l'anse de la Palud. Enfin, un ravelin est construit pour couvrir l'entrée.