Les dernières villas (Barcelonnette)
Très éloignées des combinaisons fantaisistes de l’âge d’or de la villa-château, les toutes dernières villas construites entre 1925 et 1930 à Barcelonnette (une seule villa est construite à Jausiers) adoptent des volumes simples, un plan massé et une couverture sobre.
Toutes observent le même dispositif : plan symétrique ou plan en L avec avant-corps, reprenant le parti de La Rose des Alpes et de L’Abri vingt ans plus tôt, qui témoigne d’un réel appauvrissement du projet architectural.

Quinze ans après l’intervention de leur père à Barcelonnette et à Jausiers, les fils de Francis Girard, L. et François Girard, architectes à Grenoble et Paris, construisent à leur tour pour les rentiers du Mexique. Avec seulement trois villas, la Villa Emile en 1925, la Villa Caire en 1927 et La Tapatia, ils sont les bâtisseurs les plus marquants de l’entre-deux-guerres.
En 1930, l’ingénieur-architecte dignois Félix Duperron installé dans le département, construit pour Joseph Imbert, associé à la Francia Maritima à Mexico, le Chalet Monique édifié allée des Dames, non loin de La Tapatia. La construction massée autour de la véranda centrale et rythmée par un jeu de colonnes engagées se distingue encore par une écriture Art Déco limitée au bandeau sommital.
À l’écart et orientée sur la digue, la Villa Dalette, construite en 1931 pour Émile Léautaud, ancien négociant à Mexico, imite purement et simplement le chalet Monique récemment édifié par Duperron. Pour cette version épurée, le commanditaire a fait l’économie du recours à un architecte.
Occupés à l’important chantier de la nouvelle banque de Barcelonnette édifiée rue Manuel, Morard et Bonnat signent en 1928 les plans des villas Robert et Le Brec. Achevée en 1926, la modeste villa Le Brec, recourt à un seul élément traité en saillie, le bow-window, limité à l’espace de la salle à manger.

Villa Emile


Villa Caire


Chalet Monique


Villa Dalette


Villa Le Brec