A l’exception du programme emphatique de la villa Bleue, qui affiche ostensiblement son appartenance au style Art Déco et l’intérêt de son architecte pour les recherches contemporaines, les toutes dernières villas évoluent vers le modèle de la construction moderne débarrassée de tout pittoresque.

 Villa Dalette

Chalet Monique 

L’architecture s’intègre de plus en plus au site, s’adapte au rythme de la vie quotidienne, se débarrasse du décorum longtemps lié à la grande résidence suburbaine jusqu’à 1914.

Les villas ne cherchent plus à être décoratives ni à rivaliser entre elles : la villa Dalette, achevée en 1931, se contente même d’imiter purement et simplement une construction récente, le chalet Monique, ce qui permet de faire l’économie du recours à l’architecte.



villa la Tapatia

Les constructions adoptent des volumes simples, un plan massé symétrique ou en L avec avant-corps et une couverture sobre. Les grands mouvements de toiture sont abandonnés au profit d’une couverture à quatre pans.

La villa La Tapatia, construite en 1927, conserve, avec des allures de grande résidence suburbaine, les formules mises au point vingt-cinq ans plus tôt avec la Rose des Alpes (1903). Un hommage, que les fils de Francis Girard, L. et François Girard, architectes à Paris, ont souhaité rendre à leur père.

Pour le chalet Monique, l’ingénieur-architecte Félix Duperron introduit une touche décorative, une frise-bandeau exécutée à la tyrolienne dans une écriture des années 1930.
L’exploitation des matériaux se trouve considérablement réduite : disparition complète de la brique apparente, des produits céramiques, du métal, du bois et de la pierre de taille. Le béton (ciment armé) fait son apparition comme matériau privilégié.

La distribution trahit une réduction significative des différents espaces, ce qui dans certains cas entraîne leur concentration. Le sous-sol surélevé est aménagé et abrite le bureau. Le rez-de-chaussée concentre désormais les fonctions du " niveau de jour " (pièces de service et de réception) et du " niveau de nuit " (chambres et dépendances). Un modeste vestibule ouvre sur un hall étriqué. La hiérarchisation de l’espace s’estompe : la salle à manger s’ouvre très largement sur le salon jusqu’à ne constituer qu’une seule et même pièce.