Faire progresser la recherche et la connaissance

Les enquêtes de l’Inventaire général enrichissent les connaissances sur le patrimoine régional et national. Des découvertes, des rapprochements inédits, des mises en perspective rendent visibles des œuvres délaissées. Trois exemples :

Reconstitution d’un décor médiéval


La conduite d’un Inventaire à l’échelle régionale rend possible des comparaisons fertiles. La technique utilisée pour les décors en gypserie (plâtre), pourtant très fréquente en Provence-Alpes-Côte d’Azur, est à ce jour relativement mal connue. Deux enquêtes parallèles ont permis de mettre au jour un décor médiéval similaire à Castellane (04) et Cavaillon (84). À partir de fragments retrouvés fortuitement, il a été possible de formuler l’hypothèse d’un décor en frise composant une scène de chasse. Un tel décor n’a jusqu’à présent jamais été retrouvé in situ.

    L’étude du Cap d’Antibes a fait sortir Barry Dierks de l’oubli.

    L’architecte américain Barry Dierks (1899-1960) a mené toute sa carrière sur la Côte d’Azur à partir de 1925. Il construit la villa Le Trident à Théoule-sur-Mer, qui est à la fois sa résidence, son agence et sa vitrine.
    Entre 1925 et 1960, il répond à de nombreuses commandes de constructions de villas, mais aussi de réaménagements et d’agrandissements de demeures existantes. Sa clientèle est composée principalement de riches Anglo-Saxons, aristocrates, chefs d’entreprises ou artistes.
    Ses réalisations architecturales sont empreintes de modernité, sans être pour autant d’avant-garde.
    L’étude du Cap d’Antibes a permis d’identifier une trentaine de ses œuvres, dont la Villa Aujourd’hui qui a depuis été labellisée Patrimoine du XXe siècle.

     

     

 

 

Un regard neuf sur la chapelle Saint-Pons à Peyroules (04)

L’étude de cette chapelle abandonnée a permis de découvrir son extrême ancienneté. C’est un des rares édifices du sud de la France pouvant être rattaché au groupe des églises du début du Haut Moyen Âge (6e–10e siècles après JC). Grâce à l’Inventaire général, la chapelle a été inscrite au titre des Monuments historiques et restaurée avec l’aide de financements État/Région. Elle est aujourd’hui sauvée de la ruine.